🏭 La raffinerie de Haïfa (groupe Bazan), principal centre de raffinage d'Israël, a été fermée après un tir direct de missile balistique iranien. Trois employés ont été tués. La centrale électrique qui alimente le complexe a subi des dégâts significatifs. C'est la deuxième fois en moins d'un an que Bazan est frappé : en juin 2025, des missiles iraniens avaient déjà touché les pipelines et lignes de transmission du site. Cette fois, toutes les installations ont été arrêtées.
⛽ Côté iranien, Israël a frappé le champ gazier de South Pars, la plus grande réserve de gaz naturel au monde partagée avec le Qatar. Quatre unités de la Phase 14 ont été touchées. L'Iran a partiellement suspendu sa production. Un dépôt de carburant et une raffinerie près de Téhéran ont également été visés. L'Iran produit environ 3,3 millions de barils par jour de brut et 1,3 million de condensats : environ 4,5% de la production mondiale.
🚢 Le détroit d'Ormuz est en fermeture de facto. L'Iran n'a pas formellement annoncé sa fermeture, mais les Gardiens de la Révolution ont émis des messages radio avertissant qu'aucun navire n'est autorisé à passer. 150 navires de fret, dont de nombreux pétroliers, sont bloqués. Les assurances maritimes ont atteint des niveaux records sur six ans, rendant le transit économiquement inviable pour la plupart des opérateurs commerciaux. Le pétrolier Skylight, battant pavillon des Palaos, a été attaqué au large d'Oman. Environ 15 millions de barils de brut par jour transitent normalement par ce détroit, soit 20% du pétrole mondial.
🔥 Dans le Golfe, le port de Jebel Ali à Dubaï, escale fréquente de la marine américaine, est en feu après l'interception de drones iraniens. En Irak, le champ pétrolier de Kormor au Kurdistan a suspendu sa production par précaution après les frappes sur la base américaine d'Erbil. La production dans le sud irakien est également réduite.
📉 L'OPEP+ a relevé ses quotas de production de 220 000 barils par jour (au-dessus des 137 000 attendus) pour tenter d'amortir le choc. Mais la capacité de réserve est concentrée en Arabie saoudite et aux Émirats, les mêmes pays qui absorbent actuellement les frappes iraniennes. Et une grande partie de cette capacité ne peut atteindre les marchés mondiaux si Ormuz reste inaccessible : le pipeline Est-Ouest saoudien ne peut rediriger qu'environ 2,4 millions de barils par jour, contre les 6 millions habituellement exportés depuis les terminaux du Golfe.
💰 L'espace aérien de dix pays est fermé partiellement ou totalement. Plus de 2 000 vols annulés autour des aéroports du Golfe. Les trois grandes compagnies (Emirates, Etihad, Qatar Airways) transportent habituellement 90 000 passagers par jour via ces hubs. L'impact dépasse le pétrole : c'est l'ensemble du commerce mondial qui est perturbé.
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