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🤝 Ce mardi, la délégation iranienne menée par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi retrouvera les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner à Genève pour un deuxième round de négociations indirectes, après un premier cycle tenu à Oman le 6 février dernier. Les échanges passent par la médiation omanaise : les deux camps ne se parlent pas directement.
☢️ Le sujet central reste le programme nucléaire iranien. Avant la guerre de juin 2025 (douze jours de frappes israéliennes et américaines sur les sites nucléaires iraniens), l'Iran enrichissait de l'uranium à 60 %, une étape technique à peine éloignée des 90 % nécessaires à la fabrication d'une arme atomique. Selon Rafael Grossi, directeur de l'AIEA, le stock iranien d'uranium hautement enrichi pourrait suffire à fabriquer jusqu'à dix bombes nucléaires. Depuis la guerre, l'AIEA n'a plus été en mesure de vérifier l'état de ce stock. Malgré cela, les dirigeants de la République islamique continuent de nier toute intention de se doter de l'arme nucléaire.
🎯 Washington veut aller plus loin que le seul dossier nucléaire. Sous la pression du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, reçu la semaine dernière à la Maison Blanche, les États-Unis cherchent à inclure dans les discussions le programme de missiles balistiques iraniens et le financement par Téhéran de groupes armés comme le Hamas, le Hezbollah et les Houthis. L'Iran, de son côté, refuse catégoriquement d'élargir le cadre des négociations et considère son arsenal balistique comme une ligne rouge non négociable.
⚓ Le contexte militaire est tout aussi tendu. Depuis lundi, les Gardiens de la Révolution mènent des exercices militaires baptisés « Contrôle intelligent du détroit d'Ormuz », un passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. L'Iran a régulièrement menacé de fermer ce détroit. Le 3 février, un drone iranien Shahed-139 avait été abattu par un F-35C américain après avoir approché de manière agressive le porte-avions USS Abraham Lincoln en mer d'Arabie. Quelques heures plus tard, des vedettes rapides des Gardiens de la Révolution avaient harcelé un pétrolier américain dans le détroit d'Ormuz.
💬 Le secrétaire d'État Marco Rubio, en déplacement à Budapest, a déclaré lundi que le président Trump « préfère toujours les issues pacifiques et les solutions négociées ». Araghchi, lui, a écrit sur X : « Je suis à Genève avec de vraies idées pour un accord juste et équitable. Ce qui n'est pas sur la table : la soumission face aux menaces. » Vendredi, Trump avait affirmé qu'un changement de régime en Iran serait « la meilleure chose qui puisse arriver », tout en ordonnant l'envoi d'un second porte-avions, l'USS Gerald R. Ford, vers le Moyen-Orient.

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Sources

AFP
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AP
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Fox NEw
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Euronews
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CNBC
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REuters
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