⚖️ La cour d'appel d'Athènes a reconnu ce mercredi les dirigeants de l'ex-parti néonazi Aube Dorée coupables d'« appartenance et de direction d'une organisation criminelle ». Aucune circonstance atténuante n'a été retenue pour les sept principaux cadres, dont le fondateur Nikos Michaloliakos, 62 ans, et l'ancien eurodéputé Yiannis Lagos. Les peines seront annoncées ultérieurement.
🔪 L'affaire centrale : l'assassinat du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas, poignardé le 18 septembre 2013 par Giorgos Roupakias, membre du parti, condamné à la perpétuité. Le procès couvrait aussi des agressions contre des pêcheurs égyptiens à Pérama et des attaques de syndicalistes.
📜 En première instance, en octobre 2020, le verdict avait été rendu devant environ 20 000 personnes après cinq ans de procédure. Michaloliakos avait écopé de 13,5 ans de prison ferme. 65 personnes étaient poursuivies, dont 18 anciens députés. Le parquet avait établi le fonctionnement hiérarchique et militarisé du groupe, qui se revendiquait explicitement du national-socialisme dans ses premiers programmes.
📉 À son apogée en 2012, Aube Dorée était la troisième force politique grecque : 7% des voix, 21 députés, 16% à Athènes aux municipales de 2014. Le parti a perdu toute représentation parlementaire en 2019.
🔎 Ce verdict en appel clôt le volet judiciaire. Un parti politique élu démocratiquement a été judiciairement qualifié d'organisation criminelle, non pour son idéologie, mais pour des actes pénaux documentés. Comme l'avait formulé la FIDH lors du premier procès : « Ils ne sont pas dans le box à cause de ce qu'ils pensent, mais à cause de ce qu'ils ont fait. »
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