💀 Le 18 octobre, 4 techniciens d’aviation salvadoriens ont été enlevés par des gangs à Croix-des-Bouquets, en banlieue de Port-au-Prince. Leur véhicule blindé a été embusqué. Les 4 hommes ont fui le véhicule, ont été rattrapés et pris en otage. Ils faisaient partie de la mission salvadorienne dans le cadre de la force multinationale anti-gangs (avec le Tchad, la Jamaïque, le Guatemala), officiellement cantonnée aux évacuations médicales.
⚔️ Le 21 octobre, le président Nayib Bukele a lancé une opération militaire de sauvetage et adressé un ultimatum direct aux chefs de gang haïtiens : « Nos hommes ne sont pas des combattants. Rendez-les vivants et indemnes, et tout redeviendra comme avant. » Puis la menace : « Nous avons déjà fini avec les gangs au Salvador. » 100 forces spéciales (CEAT, Bataillon parachutiste, GOE) déployées le 22 octobre, puis 200 au 23, jusqu’à 450 au 24 selon Le Nouvelliste. Des centaines, voir des milliers supplémentaires sont attendus.
⚫ Le 24 octobre, des restes humains ont été remis aux équipes salvadoriennes à l’aéroport de Port-au-Prince. Bukele a nié qu’il s’agisse de ses hommes. Un officiel salvadorien sous anonymat a confirmé que les corps n’étaient pas ceux des techniciens. La situation reste non résolue. Des chefs de gangs qui avaient provoqué le Salvador ont du faire des vidéos d'excuses.
🔎 Haïti s’effondre. 2 300 morts liés aux gangs en 2026 selon le Haut-Commissariat de l’ONU. 1,5 million de déplacés. La force multinationale de 2 000 hommes est débordée. Le Salvador, pays de 6 millions d’habitants qui a écrasé ses propres gangs (MS-13, Barrio 18) par l’état d’exception permanent de Bukele, se retrouve à projeter sa force dans les Caraïbes. Un pays d’Amérique centrale qui part sauver ses hommes dans un ancien territoire français, que ni la France, ni l’ONU, ni les États-Unis n’ont réussi à stabiliser. Haïti est peuplé d'africains déporté lors du commerce triangulaire, qui ont remplacé intégralement les populations locales, et chassé la France qui avait conquit l'île (et gagné sa légitimité sur l'île), en se reposant sur le nombre et sur les idées humanistes.
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