🏃 48 heures après sa défaite, Flávio Bolsonaro a fui le Brésil. La Cour suprême, par le juge Alexandre de Moraes, a ordonné lundi 26 octobre la saisie de ses passeports. Bolsonaro a d’abord promis sur Instagram de rester au Brésil et de mener l’opposition. Puis il a disparu. Vol privé, transit par Buenos Aires, escale à Guayaquil (Équateur), destination : Miami. L’Argentine a nié officiellement son passage, avant que ses autorités migratoires confirment le transit de Bolsonaro, sa femme et ses deux filles.
⚖️ Lula a déposé une demande de détention préventive et réclamé une notice rouge Interpol. Lula : « Je regrette qu’il ait quitté le Brésil. Il aurait pu rester et prouver que les accusations sont fausses. Cet acte de fuir est honteux. ». Lula l'accuse d'avoir fait campagne avec de l'argent étranger. Les États-Unis accorderont les visas à Flávio et sa famille, a confirmé un haut responsable du Département d’État. Marco Rubio aurait orchestré la logistique selon plusieurs sources non confirmées.
🔎 Le fond du problème : la justice brésilienne. Glenn Greenwald documente que plusieurs pays refusent systématiquement les demandes d’extradition du juge Alexandre de Moraes, considérant les poursuites comme politiquement motivées. L’Italie a refusé ce mardi l’extradition d’un ancien collaborateur de Moraes lui-même, au motif que le juge agit simultanément comme « victime, enquêteur et juge ». L’Espagne a refusé des extraditions sur des bases similaires. Les États-Unis, déjà sous l’administration Biden, avaient refusé de livrer des dissidents brésiliens. L’Italie a également bloqué l’extradition de l’ex-députée Carla Zambelli en annulant deux approbations pour « préoccupations sur le procès équitable ».
📌 Quand l’Italie de Meloni, l’Espagne de Sánchez, les États-Unis de Biden puis de Trump et Interpol convergent pour dire qu’un système judiciaire est devenu un outil de persécution politique, ce n’est plus une opinion d’opposition. C’est un constat international. Le juge de Moraes a fermé X au Brésil en 2024, emprisonné l’ex-président, interdit Bolsonaro de fonction publique, et poursuit systématiquement quiconque conteste le pouvoir en place. Lula a gagné l’élection. Moraes fait le reste. Mais, le Parti Socialiste français et LFI applaudissent l'évolution du Brésil vers une dictature socialiste.
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !