📍 En Argentine, un projet de loi soutenu par la majorité présidentielle vise à sanctionner pénalement les responsables politiques dont les votes ou décisions mettraient en péril l’équilibre budgétaire de l’État. Le texte prévoit jusqu’à 5 ans de prison pour les élus reconnus responsables de déficits jugés délibérés.
🧾 Le projet s’inscrit dans la ligne idéologique du président Javier Milei, qui fait de la discipline budgétaire absolue un pilier de sa politique. L’objectif affiché est d’empêcher tout retour aux pratiques de dépenses publiques non financées, accusées d’avoir plongé le pays dans l’inflation chronique et la crise de la dette.
⚖️ Selon les promoteurs du texte, il s’agirait de créer une responsabilité pénale personnelle des décideurs publics, en considérant certaines décisions budgétaires comme des fautes graves contre l’intérêt national, au même titre que des abus de pouvoir ou des détournements.
🏛️ L’opposition dénonce une dérive autoritaire, estimant que le projet vise à criminaliser l’action politique, à dissuader toute politique de relance ou sociale, et à restreindre le débat démocratique au Parlement.
🕵️ À ce stade, le texte n’a pas été adopté. Il fait l’objet de discussions parlementaires et pourrait être amendé ou bloqué. Aucun cadre juridique définitif n’est encore établi quant aux critères précis permettant de qualifier une décision politique de menace pour l’équilibre budgétaire.
🌍 Ce projet illustre le tournant radical de l’Argentine, où la lutte contre le déficit et l’inflation est désormais présentée comme une question de sécurité nationale, justifiant un durcissement inédit des règles encadrant l’action des élus.