✝️ Ce lundi 26 octobre, la Jordanie a lancé l’opération “Jordanian Deterrence - Hamoud” : des frappes aériennes contre des positions djihadistes dans le sud de la Syrie (provinces de Deraa et Sweida). L’armée jordanienne affirme avoir détruit des positions terroristes et des véhicules, tué et blessé plusieurs combattants. L’opération répond directement au massacre de 9 chrétiens à l’église Saint-Georges de Hammoud vendredi, pendant des funérailles.
🔎 Plus tôt dans la journée, les forces jordaniennes avaient capturé les 3 auteurs de l’attentat. 💥 Côté syrien, les autorités rapportent 6 morts dans la province de Deraa, dont 3 enfants et 1 femme, et 1 mort dans la province de Sweida. Le gouvernement syrien affirme n’avoir pas été prévenu des frappes. Contradiction directe avec Amman, qui affirme avoir coordonné. Damas exprime sa « solidarité avec les familles affectées » et qualifie les victimes de « martyrs ».
🚧 En réponse, la Syrie ferme le poste frontière de Nassib, unique passage pour les passagers et marchandises entre les deux pays. Suspension totale du trafic dans les deux sens.
⚠️ La Jordanie se présente comme gardienne des lieux saints et défenseur de la coexistence religieuse. Ces frappes sont une affirmation d’intransigeance. Le roi Abdallah II avait promis une réponse sévère dès vendredi. La Syrie est dirigée par Ahmad al-Charaa (ex-Abu Mohammed al-Joulani), ancien haut cadre d’al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaïda) reconverti en chef d’État. Quand Damas qualifie de « martyrs » les victimes de frappes visant des djihadistes, le vocabulaire dit ce que la diplomatie tait.
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