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🌍 UE par Rédaction

Automobile : l’Union européenne renonce au tout-électrique en 2035

📍 Le mardi 16 décembre, l’Union européenne a officiellement renoncé à l’interdiction totale de la vente de voitures neuves à moteur thermique à partir de 2035, mesure emblématique du pacte vert européen. Les constructeurs pourront continuer à vendre une part limitée de véhicules thermiques ou hybrides, sous conditions strictes.

🧾 La Commission européenne précise que ces « flexibilités » seront encadrées. Les constructeurs devront réduire de 90 % les émissions de CO₂ de leurs ventes par rapport à 2021, et compenser les 10 % restants. Bruxelles affirme que l’objectif final reste une décarbonation complète du secteur automobile à cet horizon.

🏭 Cette décision intervient dans un contexte de crise de l’industrie automobile européenne. Les ventes sont durablement atones, tandis que la concurrence chinoise, notamment avec des véhicules électriques à bas coût, progresse rapidement. Les tensions commerciales avec les États-Unis pèsent également sur le secteur.

⚖️ Le commissaire européen Stéphane Séjourné a défendu une approche « pragmatique », estimant que le tout-électrique en 2035 ne correspondait ni à l’adhésion des consommateurs ni aux capacités industrielles actuelles des constructeurs européens.

🔋 En parallèle, l’Union européenne annonce des mesures de soutien ciblées, notamment l’encouragement au verdissement des flottes d’entreprises, des prêts à taux zéro pour la production de batteries, et le développement de petits véhicules électriques à prix abordable, afin de soutenir la demande.

🏗️ Une « préférence européenne » est également instaurée. Les industriels bénéficiant de financements publics devront privilégier des composants produits en Europe, afin de soutenir les équipementiers, fournisseurs et sous-traitants du continent.

🌱 La décision divise fortement. Des ONG environnementales dénoncent un recul climatique et un avantage indirect accordé aux constructeurs asiatiques. À l’inverse, les industriels estiment ces assouplissements indispensables pour préserver l’emploi, la rentabilité et la capacité d’investissement dans la transition énergétique.

🕵️ À ce stade, il ne s’agit pas d’un abandon de l’objectif climatique, mais d’un changement de méthode, marquant un virage assumé pro-industrie de la politique européenne.

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Sources

Commission européenne
Réf.
Le Monde
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AFP
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